Free Mobile arrive
Extrait du figaro Par Marie-Cécile Renault
L’opérateur a déjà largement dépassé les 27% de couverture et peut donc se lancer à tout moment, très probablement avant Noël. Les attentes pesant sur le quatrième opérateur sont énormes. Xavier Niel saura-t-il réitérer dans le mobile la révolution accomplie dans le fixe?
La date fatidique approche: celle de l’arrivée de Free dans le mobile. Rien ne filtre chez l’intéressé mais on voit mal le trublion des télécoms passer à côté de la fructueuse période des fêtes de Noël, où se réalise près du quart des ventes de mobiles de l’année.
Techniquement, le nouvel opérateur est prêt. Son réseau dépasse d’ores et déjà largement 27% de couverture, selon des sources industrielles. Un seuil qui lui permet de déclencher l’accord d’itinérance négocié avec Orange (la possibilité d’emprunter le réseau d’Orange) et d’ouvrir son service sur toute la France. Commercialement, les équipes sont, elles aussi, dans les starting-blocks. Free Mobile a largement recruté et frôle désormais le millier de collaborateurs, dont plus de 800 dédiés au support technique. Après deux boutiques à Rouen et Troyes, une troisième doit ouvrir d’ici à quelques jours à Angers. Une dizaine suivront dans l’année, même si le modèle reste axé sur la vente directe via Internet.
Les équipes testent le réseau depuis quinze jours: «La qualité et le débit sont excellents», affirme Xavier Niel, arpentant serein les couloirs du nouveau siège de Free Mobile au cœur de Paris. «Comme toujours, nous ajoutons dans le réseau des boîtiers de notre fabrication pour gagner en puissance et en qualité.» Pour l’itinérance, Free passe par le réseau d’Orange, classé numéro un en qualité par l’Arcep.
Une chose est sûre, il n’y aura pas de préréservations, comme l’an dernier lors du lancement de la Freebox Revolution, annoncée en décembre mais lancée effectivement en janvier. «Le lendemain du jour où on lance Free Mobile, ça marche», affirme Free. Tous les clignotants sont donc au vert pour un lancement dans les prochaines semaines. Pour autant, Xavier Niel jouera-t-il les pères Noël ? L’opérateur confirme qu’il divisera la facture d’un foyer par deux, comme il le promet depuis 2008. Et qu’il frappera les esprits avec «un prix clair, facile à retenir, pour se distinguer sur un marché où personne ne sait combien il paie». Il pourrait lancer un forfait tout compris (appels, SMS, Internet illimités) à 29,99 euros mensuels. Un clin d’œil à ce qui fut son prix fétiche sur Internet, de 2002 jusqu’à l’an dernier. Ce prix phare pourrait être décliné avec une entrée de gamme à 9,99 euros mensuels pour 2 heures d’appels, 14,99 euros pour 2 heures et 1 Go de données, et 19,99 euros pour 5 heures et 2 Go.
