Posted on 12th septembre 2011No Responses
Google ferme ses Labs et débranche dix services gratuits


Par Alain Bastide le 07/09/2011 – indexel.net
Le géant du web fait un grand ménage dans ses projets et arrête ceux qu’il ne juge pas prioritaires. Problème : certains services destinés aux entreprises font partie du lot.

La politique de Google a toujours été d’innover sur tous les fronts. C’est ainsi que sont nés des succès planétaires tels qu’Android, Google Maps ou bien encore Google Docs. Même s’il est fécond, cet éparpillement chagrine régulièrement les actionnaires. Après l’arrêt récent de Google Labs et Google Waves, le co-fondateur de l’entreprise, Larry Page, vient d’annoncer la mort programmée de dix services. Cette annonce a eu lieu lors de la présentation de ses résultats financiers… de quoi répondre aux investisseurs grincheux.

Les dix services condamnés sont : Aardvark (question-réponses), Desktop (moteur de recherche local pour PC), Fast Flip (lecture de journaux en ligne), Google Maps API for Flash (interface de programmation Google Maps), Google Pack (ensemble de logiciels pour le bureau Windows), Google Web Security (sécurisation de la navigation sur le web), Image Labeler (annotation d’images du web), Notebook et Sidewiki (annotation de pages web), et enfin Subscribed Links (moteur de recherche thématique sur mesure).

Les services les plus utilisés par les entreprises sont certainement Google Desktop, Google Web Security, et Google Maps API for Flash.

Google Desktop est un moteur de recherche sur le poste local qui permet de retrouver plus rapidement des documents qu’avec le moteur recherche de fichiers natif de Windows (notre article). Les entreprises qui en ont équipé leurs collaborateurs devront prendre garde à la date de fin du support technique qui signifie que les failles de sécurité ne seront plus corrigées.

Google Web Security for Enterprise est un service de filtrage du contenu web en mode hébergé (SaaS). Basé sur la technologie de Postini acquis en 2007, il protège les entreprises contre les virus, malware, spyware, tentatives d’hameçonnage (phishing) et autres dangers du web. Le service était commercialisé environ 25 euros par an et par utilisateur. Google a précisé qu’il continuera à fournir ce service à ses clients actuels.

Enfin, comme son nom l’indique Google Maps API for Flash est une interface de programmation (API) pour Google Maps. Ecrite en ActionScript elle est destinée aux développeurs et éditeurs qui souhaitent ajouter une cartographie dynamique dans leurs applications Flash. Google a précisé que le support technique sera limité aux clients Google Maps API Premier qui devront, à terme, migrer vers l’API Javascript de Google Maps.

Malgré ces nombreuses fermetures, Larry Page a rappelé que les technologies mises au point pour ces projets sont ou seront réinjectées dans d’autres services et que « Google n’a jamais eu peur de viser haut, de tenter des choses audacieuses, et cela ne va pas changer. Nous allons continuer de prendre des risques sur les nouvelles technologies ayant un gros potentiel. Mais en ciblant nos ressources plus efficacement, nous pouvons nous concentrer sur le développement de produits qui changent le monde, avec une expérience utilisateur vraiment belle ». L’éditeur compte notamment se concentrer sur son nouveau réseau social Google+.

Commentaires
Clean
Last scanned on:
2013-02-27 10:37:39