Posted on 18th mai 2012No Responses
Réseaux sociaux : le besoin d’un sursaut
 Ce qui devrait en toute logique être un choix de société, issu d’un consensus démocratique, est désormais du ressort de l’individu, seul à même de prendre les mesures qui s’imposent pour essayer de se soustraire à l’emprise de « l’œil qui voit tout ». Le privilège d’être « relié » par l’intermédiaire de Facebook vaut-il que l’on renonce à sa vie privée pour ce qu’Eben Moglen, professeur de droit à l’université de Columbia, décrit comme « une poignée de gadgets PHP », incitant développeurs et utilisateurs à adopter une stratégie antiFacebook ? Mais quelle attitude adopter ? Rejoindre le mouvement Europe v. Facebook et envoyer une requête à la société pour montrer que votre vie privée vous importe ? Partir chez la concurrence ?

Quelques modestes solutions

De nouveaux réseaux sociaux, souvent bâtis en réaction au modèle de Facebook, et capitalisant sur la frustration extrême de nombreux usagers en quête d’une alternative, ont vu le jour. Leur but avoué ? Laisser l’utilisateur maître de ses données. Leurs moyens ? Pour l’instant, plutôt dérisoires. Des projets comme Diaspora et Unthink, toujours en phase bêta, semblent prometteurs, même s’ils sont en surcapacité permanente. Unthink, en particulier, innove en proposant deux formules : une gratuite avec pub, une payante (seulement 2 $/an) sans aucune pub. Si Unthink parvient à prendre son envol, nous découvrirons peut-être si le facteur « payant », même pour une somme dérisoire, constitue – ou non – une véritable barrière d’entrée sur les réseaux sociaux.

NING

Ning, un moteur de réseau social open source et customisable, offre également une alternative intéressante pour ceux qui souhaitent former des réseaux sociaux pour des groupes d’intérêt précis tout en gardant le contrôle sur leurs données.

Autre solution, pour les utilisateurs de Facebook (et autres) qui ne souhaitent pas être espionnés après s’être déconnectés, ou pour les non-utilisateurs qui refusent d’être « shadow-profilés », l’explorateur Firefox. Il permet d’échapper à tout cela tant par l’adoption de mesures internes que par son ouverture à de nombreux plug-ins comme Flashblock, Ghostery, etc. chargés de bloquer les trackers et autres scripts indiscrets qui pullulent sur de nombreuses pages.

Ce que vous perdrez en confort, vous le gagnerez en sécurité… Bien que la seule alternative « crédible » à Facebook soit dans l’immédiat Google+, qui malgré sa popularité déficiente présente les mêmes zones d’ombre que la société de Mark Zuckerberg. Quoi qu’il en soit le succès et l’intérêt suscité par les offres alternatives prouvent qu’il existe un marché pour d’autres réseaux sociaux, plus respectueux de l’intimité de leurs usagers.

Source 01net
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